4 février 2008

partiel muséologie? 10/20 (!!!???)

"quelles sont, selon vous, les missions que doit remplir un musée?"


Certes, dans une société de plus en plus repliée sur soi-même, qui déclare la valeur de l'échange - humain, culturel etc - sans pour autant le pratiquer réellement, la place des institutions qui mettent en avant un échange culturel surtout peut facilement être mise en question.

Quelle place, dans le paysage social, économique, politique-même, actuel, pour les musées, alors que parfois, le but semble être la vulgarisation de la culture plutôt que la véritable culturalisation?

Quelles missions, pour un musée, alors que le succès (dans sa dimension populaire, d'autant que financière, peut-être) paraît plus recherché qu'autre chose?

En effet, dans une société constamment changeante, les institutions de culture doivent savoir s'adapter - au public, aux publics, aux attentes, aux niveaux, aux goûts.

Pourtant, le public se forme, les publics se fidélisent, les goûts s'éduquent par la force du regard. Finalement, n'est-ce pas, on a le public qu'on attend et qu'on appelle: bref, on a le public que l'on se forme.

Néanmoins, les choses n'ont pas toujours été ainsi, sans pour autant être meilleures : les missions de valorisation du patrimoine national pour le Louvre post-révolutionnaire, ouvert, quelques jours par semaine, au grand public, en 1793, et aussi la visée prioritairement éducative des premiers musées anglais au 17eme siècle, sont devenues des composantes fondamentales de tout musée.

Il s'agit donc, de conserver, de protéger et répertorier l'ensemble d'œuvres qui composent le patrimoine, d'en tirer le plus de connaissances par la recherche, d'enrichir les collections (dans une quête de rassemblement du plus possible, d'un maximum de savoir, d'exhaustivité) et, non en dernier lieu, de diffuser le contenu des collections en les montrant au public au travers des expositions.

Si, au début, il était surtout question de cultiver et éduquer par l'art (certes, les idéologies littéraires artistiques, depuis toujours, prônent une visée supérieure de l'art, censée élever l'homme/l'être humain/l'âme/l'individu), aujourd'hui on assiste plutôt à un souci de démocratisation, de popularisation parfois extrêmes de la culture. Plus qu'autre chose, aujourd'hui il faut sensibiliser le public, le séduire, l'accueillir dans un espace confortable, stable, accessible: en un mot, consommable.

Or, c'est ici que la médiation intervient, dès la conception même de la mise en place des expositions - temporaires ou permanentes - comme moyens premiers de diffusion de l'art.

Car le questionnement qui se pose est multiple et regarde surtout la manière dont on donne à voir, qui se relève des missions que les musées se proposent d'atteindre: sensibiliser la public, soit, mais jusqu'où prendra-t-on compte sa limite du confort? Séduire, mais pourquoi pas aussi faire comprendre, créer une réelle ouverture d'esprit?

Depuis le début du 20eme siècle plus particulièrement, l'espace muséal se veut plus accessible: c'est la période où l'art s'engage, l'art vise plus large et plus haut et c'est aussi la période où la scénographie d'exposition prend de l'essor. Les salles des musées deviennent plus que des lieux tapissés intégralement de tableaux dans une peur atroce du vide. L'espace s'aère, l'œuvre est mise en valeur et, pour la première fois, le visiteur est regardé comme élément intégrant de l'exposition, car, en effet, sans lui, le discours qu'est l'exposition, n'aurait pas existé.

Ainsi, de spectateur d'un patrimoine national fait initialement pour le bonheur du clergé et des cours royales, le visiteur du musée devient un interlocuteur. Et, en effet, toute règle de communication statue l'adaptation du discours à l'interlocuteur. Oui, mais aussi au lieu et au sujet de communication.

Or, actuellement, on ne peut pas s'empêcher de se demander si, à force de vouloir se rendre accessibles au grand public , à tout public, les musées n'ont pas perdu quelque chose de leur portée purement culturelle (de cultiver réellement, de former le goût, de tourner vers l'art), à la faveur d'une portée plus "marketing". J'oserais dire que, en France, un principe comme celui de la réussite pour tous ou de l'accessibilité pour tous n'a pas pourtant arrêté la baisse du niveau ni au bac, ni en université.

Et c'est vrai: à part les quelques musées célèbres ( fréquentés surtout de touristes étrangers ou étudiants en art) dans le monde entier, les autres restent plutôt vides.

Toujours est-il qu'une politique de communication, de public (parfois présentée comme une conquête militaire...), mais aussi une politique de formation à l'art et à la culture se met en place de plus en plus dès le niveau scolaire.

Mais la question reste: l'adaptation au(x) public(s), jusqu'où?...et la mission n'est pas encore accomplie.

***note: "abordez le sujet de façon plus concrète en vous appuyant sur des exemples concrets. vous êtes très difficile à lire. aérez votre présentation!" ...hmmmm..pffff.

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