27 février 2008

oooh yessss: I am the Walrus

I am he as you are he as you are me and we are all together.
See how they run like pigs from a gun, see how they fly.
I'm crying.

Sitting on a cornflake, waiting for the van to come.
Corporation tee-shirt, stupid bloody Tuesday.
Man, you been a naughty boy, you let your face grow long.
I am the eggman, they are the eggmen.
I am the walrus, goo goo g'joob.

Mister City Policeman sitting
Pretty little policemen in a row.
See how they fly like Lucy in the Sky, see how they run.
I'm crying, I'm crying.
I'm crying, I'm crying.

Yellow matter custard, dripping from a dead dog's eye.
Crabalocker fishwife, pornographic priestess,
Boy, you been a naughty girl you let your knickers down.
I am the eggman, they are the eggmen.
I am the walrus, goo goo g'joob.

Sitting in an English garden waiting for the sun.
If the sun don't come, you get a tan
From standing in the English rain.
I am the eggman, they are the eggmen.
I am the walrus, goo goo g'joob g'goo goo g'joob.

Expert textpert choking smokers,
Don't you thing the joker laughs at you?
See how they smile like pigs in a sty,
See how they snied.
I'm crying.

Semolina pilchard, climbing up the Eiffel Tower.
Elementary penguin singing Hari Krishna.
Man, you should have seen them kicking Edgar Alan Poe.
I am the eggman, they are the eggmen.
I am the walrus, goo goo g'joob g'goo goo g'joob.
Goo goo g'joob g'goo goo g'joob g'goo.

and here goes youtube: bono cover of the walrus on the across the universe OST

26 février 2008

enchanteresse.



écris-moi un livre qui guérisse
je suis la fille miroir
mets-toi devant moi et
tu te verras tel que tu es
tel que tu te veux

je suis la fille en verre
vide mais brillante
comme de l'argent poli
courbes et contrecourbes
te reflètent
déformé, cassé, tranchant
ton visage se mire dans le mien comme
un texte
un conte de fées sans fin
une histoire vraie
ceci est une histoire basée sur des faits réels
je l'ai rêvée hier pendant la
sieste.

cherche-toi dans le vide de mon regard - tout y est creux
c'est là que tu trouveras
toutes les réponses
toutes les grandes phrases
tout ton être
ici, dans un vide constructeur
tu seras ta propre architecture
le nombre d'or éparpillé parmi les tessons d'un chaos
vitré.

car je suis la fille de verre
un miroir textuel,
la mer des criques - limpide
insaisissable, froide-
véritable glaçon qui
dissoudra l'alcool de tes pensées.
mes eaux sont instables
ton reflet le sera aussi - il trouvera la dedans
toutes ses formes
monstrueusement monstrueuses
fascinantes
effrayantes
profondes
indigestes
sous la coupole d'un ventre
scintillant et translucide
comme la nef d'une serre -

je suis la fille miroitante en verre -
voilà ta captivité.

je suis la perte de tout sens -
tu te retrouveras toi même et non pas
le sens
car il n'y a pas de sens à saisir
c'est vrai: on nous a menti tout ce temps
la vérité est -
la vérité est qu'il n'y a pas de raison pour quoi que ce soit
on nous a menti: c'est vrai -
il n'y a pas de liberté dans l'instant, juste une captivité qui
se perpétue successivement de seconde en seconde.
nous sommes prisonniers du maintenant
l'illusion est la seule vérité, la seule qui rende le possible
possible:
reflète toi dans mes paupières fermées et tes rêves
resteront ce qu'ils sont
dans les images les plus vives et les plus crues
que tu n'aies jamais vues.

je suis la fille fenêtre:
tu peux tout voir à travers moi et les carreaux de vitre séparés de plinthes en bois
haché
regarde moi et donne moi des yeux pour me voir telle que je ne serai
jamais:
le réseau de lignes
la géométrie stérile de mes formes -
ceci est la toile qui t'enferme-
des barres et des frontières
tracées minutieusement par un artisan
toqué -
aussi toqué que toi qui te crées en me regardant.
prends un stylo
noir noir noir noir
et donne moi un nom;
inscris-le en haut, à gauche, là où
mon front
biaisé
devrait se trouver-
et si tu es content de ton œuvre:
casse-la et
brûle-la
pour que le reflet soit
occulté
à jamais
derrière un voile fumé.

je suis le mystère et mon voile est un haillon doré.

16 février 2008

one of these weekends...


...j'irai a la gare, le soir, après les cours, vendredi, prendrai un train de nuit, j'aurai quelques bouquins tordus dans les sac, des trucs à grignoter, des feuilles et un crayon pour écrire et dessiner, mon mp3 blindé de musique de dingues - et je m'évaderai.

j'irai voir la mer, quand personne ne va voir la mer...nuages bas, odeur de sel et poussière sablée, du vent, mais pas autant pour m'empêcher de lire lovée dans le sable, air frais presque froid mais pas tellement pour que je tremble, comme maintenant.

le soir suivant, je rentrerai - pas d'attachement à un endroit où j'aurai été seule, que les souvenirs, quand j'aurai eu besoin de parler a personne, peut-être j'aurai appelé des gens histoire de demander comment ca va, si ca va aussi bien que moi, si peut-être il sont pas tellement tarés pour venir m'accompagner...

hmm, en fait je ne sais pas du tout comment ce sera, si je serai contente ou pas, si ça changera quelque chose en moi ou pas, si j'aurai trouvé ce que je cherche, si ma solitude sera réelle, si j'aurai laisse derrière moi les images qui me pourchassent, si j'aurai annule le lost but not stranded yet, si tout ira bien et le vent me portera, si ce ne sera qu'un début de dépendance de fuite, si ce ne sera qu'histoire d'impressionner les autres, si je le ferai pour moi ou pour eux, si je le ferai parce que j'y crois ou pour faire mon adolescente rebelle immature que je ne devrais plus être, si je lirai ou juste feuilletterai, si je dessinerai ou juste emporterai les feuilles pour rien, si la musique que j'aurai choisie me plaira ou pas, si j'irai tout seule ou j'embarquerai quelqu'un, si je serai vraiment seule ou je ferai une rencontre ou des rencontres, si ce sera bien ou labélisé d'un sourire faux, joué devant les autres.

si je le raconterai ou pas.

11 février 2008

lake of fire. ummm..ice.

j'ai froid.
c'est un froid bizarre, quand je voudrais mettre dix pulls, des chaussettes, une écharpe et me caler dans mon lit comme dans une cheminée rechauffée à fond. - alors que les autres sont bien en tshirt et pas grand chose d'autre.
tout le monde se meurt de chaud et j'ai froid. je tremble, c'est vrai. j'ai les pieds glacés, les mains froides, les cuisses qui tremblent et des frissons up and down my spine...
ca monte, ca monte, ca monte, je le sens, et je tends mes muscles pour accumuler le peu de chaleur qui existe encore en moi. j'evite de trop bouger, pour pas que l'air passe par les manches larges de mon pull et je me dis que le putain de collant que j'ai devrait me tenir chaud, comme ca, collé a ma peau un peu sèche, mais non, ca ne fait que mieux faire sentir les vagues lentes de froideur qui montent sur mes jambes comme des...et ca me secoue.
je bois de l'eau et le froid me tranche en petits morceaux des l'interieur, la je le sens dans mom ventre, tout a l'heure il etait entre mes poumons, coulant comme de la glace fondue.
c'est la fatigue. la fatigue est froide.
je suis froide.
les revelations font froid.
il ne fait pas assez chaud ici.
je vais me coucher, il est tard.

Where do bad folks go when they die?
They don't go to heaven where the angels fly
They go to the lake of fire and fry
Won't see them again 'till the Fourth of July

I knew a lady who came from Duluth
She got bit by a dog with a rabid tooth
She went to her grave just a little too soon
And she flew away howling on the yellow moon

Where do bad folks go when they die?
They don't go to heaven where the angels fly
They go down to the lake of fire and fry
Won't see them again 'till the Fourth of July

Now the people cry and the people moan
And they look for a dry place to call their home
And try to find some place to rest their bones
While the angels and the devils try to make them their own

Where do bad folks go when they die?
They don't go to heaven where the angels fly
They go down to the lake of fire and fry
Won't see them again 'till the Fourth of July

//oui, je suis dans une phase qui touche le nirvana. unplugged//

10 février 2008

of now. of right now.

Plateau Lyrics//// nirvana



Many a hand has scaled the grand old face of the plateau
Some belonged to strangers, some to folks you know
Holy ghosts and talk show hosts are planted in the sand
To beautify the foothills, and shake the many hands

nothing on the top but a bucket and a mop
And an illustrated book about birds
See a lot up there but don't be scared
Who needs action when you got words

finished with the mop then you can stop
And look at what you've done
The plateau's clean, no dirt to be seen
And the work it was fun

nothing on the top but a bucket and a mop
And an illustrated book about birds
See a lot up there but don't be scared
Who needs action when you got words

Many a hands began to scan around for the next plateau
Some say it was Greenland, and some say Mexico
Others decided it was nowhere except for where they stood
But those were all just guesses, wouldn't help you if they could.

9 février 2008

blow off the doors of perception.

putain c'est hallucinant combien la suggestibilité du cerveau est efficace.

on te dit non, tu commences a imaginer comment ce serait si le oui était possible.
on te dit peut être, t'imagines le définitif et le quand.
on te dit pas encore, tu rêves du moment, de l'instant ou encore devient maintenant - ce que tu vas faire, dire, où, quand, commet, qui, avec qui, bordel.

ce n'est jamais assez. la réalité ne suffit pas, jamais, jamais, jamais et ça tourne à cent à l'heure et il faut tenir le rythme avec toutes les possibilités, oui, on s'en fout, de la réalité, qui en a besoin en fin de compte, on s'en fout royalement, faut explorer ce qui est possible si tout ceci n'était pas là, ici et maintenant? oui, oui, mille fois oui, mais pas celui ci. allons construire un monde. allons vivre dedans. ici et maintenant, oui, ici et maintenant il peut y avoir autre chose. le mystique, l'expriment absolu, le délire hallucinatoire et les couleurs de l'aube. oui et non n'existent pas, juste un continu viol des sens, car oui, l'agression est la seule qui fait venir une réponse. une réaction sincère, violente, spontanée. soyons spontanés, foutons nous de tout ce que les autres pourraient dire ou penser. jetons la rage contre eux touts. puisque après, les possibilités seront innombrables, les échappées existent par centaines et ce n'est pas une fuite c'est juste une multiplication infinie de vies, vécues pleinement, entrecroisées, simultanées et conscientes. il n'y a pas de trop, de trop peu, de pas assez, de ça suffit, de pas trop vite - il y a juste la peur qui fait tout découvrir, juste la violence des sens, l'agression qui te pénètre et coule avec ton sang et te fait voir telle que tu es, petite conne, la médiocrité même que tu portes en toi, oui, oui, toi, tu ne vaux rien du tout, alors que tu veux tout, alors que tout te restera interdit. tu dois donc explorer les possibilités, prendre le mystère et lui arracher son voile déchiré déjà par mille ongles qui s'y accrochent comme d'un bateau de sauvetage -je ne veux pas, ça n'existe pas: je veux tout, et tout doit me rendre heureuse. asservis toi aux possibilités, asservis le mystère à tes sens et la violence du choc te montrera le vide de tout ce que tu cherchais. ce n'est qu'à ce moment là que tu trouveras le sens de toute chose: tout chemin mène au fond du gouffre. le bonheur n'existe qu'en chemin. en voyage. aucun but ne tient. vise quelque chose et la balle touchera à côté. vise le bonheur et tu ne toucheras que la frustration d'une joie qui aurait, peut être, été possible. ce sera chaque fois pareil. prends le mystère par les cheveux et confronte-le, dis lui d'arrêter de mentir, il n'y a rien au delà, il n'y aucun idéal, aucun épanouissement, aucune réponse. le mystère contient la fin, la fin de toutes choses, la fin, la fin la fin fin fin. des mots. creux. l'écho.de tout ce qui a été et ne sera plus jamais.

but then, i'm just a mediocre kid wanting more and more everyday.
we should all accept our mediocrity and we could all live blissfully and stupidly happy.
never want, never yearn, never seek, never try. just be. bever think. be numb.

le bonheur de ce monde réside dans l'amortissement.
quand tu ne trouves plus rien, cherche autre chose, ailleurs.
une excitation des sens, une présence aigue, dans un vertige continu.

8 février 2008

musique qui rend fou, fou, fou

Brigitte Fontaine

COMME A LA RADIO



Ce sera tout à fait
Comme à la radio
Ce ne sera rien
Rien que de la musique
Ce ne sera rien
Rien que des mots des mots
des mots
Comme à la radio

Ça ne dérangera pas
Ça n'empêchera pas
de jouer aux cartes
Ça n'empêchera pas
de dormir sur l'autoroute
Ça n'empêchera pas
de parler d'argent
N'ayez pas peur
Ce sera tout à fait
Comme à la radio

Ce ne sera rien
Juste pour faire du bruit
Le silence est atroce
Quelque chose est atroce aussi
Entre les deux c'est la radio
Tout juste un peu de bruit
Pour combler le silence
Tout juste un peu de bruit
N'ayez pas peur
Ce sera tout à fait
Comme a là radio

A cette minute, des milliers de chats se feront écraser
sur les routes; à cette minute, un médecin alcoolique
jurera au dessus du corps d'une jeune fille et il dira
"elle ne va pas me claquer entre les doigts la garce";
à cette minute, cinq vieilles dans un jardin public
entameront la question de savoir s'il est moins vingt
ou moins cinq; à cette minute des milliers et des
milliers de gens penseront que la vie est horrible et
ils pleureront; à cette minute, deux policiers entreront
dans une ambulance et ils jetteront dans la rivière un
jeune homme blessé à la tête; à cette minute un
espagnol sera bien content d'avoir trouvé du travail

Il fait froid dans le monde
Ca commence à se savoir
Et il y a des incendies qui s'allument
dans certains endroits
parce qu'il fait trop froid

Traducteur, traduisez

Mais
N'ayez pas peur
On sait ce que c'est que la radio
Il ne peut rien s'y passer
Rien ne peut avoir d'importance
Ce n'est rien
Ce n'était rien
Juste pour faire du bruit
Juste de la musique
Juste des mots des mots
Des mots des mots
Tout juste un peu de bruit
Tout juste un peu de bruit
Comme à la radio
ne partez pas
ne partez pas
ne partez pas

-----------------------------------

ai-je tout foiré? pas encore? y a encore du temps?mon sourire est
maintenant attristé. et j'ai peur de t'éloigner.
c'est ta musique - ça rend dingue,
complètement dingue.
je me sens coupable et je sais que je suis chiante
à toujours être désolée
mais la - je me sens comme si j'étais sur le point
de perdre quelque chose - et que ce fut ma faute.
tu n'imagines même pas a quel point y a un brouillard
incroyable de pensées, mots, phrases, idées dans ma tête -
plus que jamais - et t'y as contribue: sois heureux.
sois heureux
sois heureux
sois heureux
sois heureux
sois heureux
je voudrais que le regard que je pose sur toi fut celui
de quelqu'un qui sera toujours la et qui trouve en toi
un brin de la lumière de l'autre bout.
je voudrais que le regard que je pose sur toi fut celui
de quelqu'un qui sourit joyeusement, sincèrement
et spontanément, sans sous entendus, sans aucun
glissement de sens : un sourire.
je voudrais te regarder et que ce soit comme çà.
car il n'y a rien de plus, rien de moins
et parce a la fin, les mots restent des mots,
les regards restent des regards
et plus rien n'a de sens.



4 février 2008

partiel muséologie? 10/20 (!!!???)

"quelles sont, selon vous, les missions que doit remplir un musée?"


Certes, dans une société de plus en plus repliée sur soi-même, qui déclare la valeur de l'échange - humain, culturel etc - sans pour autant le pratiquer réellement, la place des institutions qui mettent en avant un échange culturel surtout peut facilement être mise en question.

Quelle place, dans le paysage social, économique, politique-même, actuel, pour les musées, alors que parfois, le but semble être la vulgarisation de la culture plutôt que la véritable culturalisation?

Quelles missions, pour un musée, alors que le succès (dans sa dimension populaire, d'autant que financière, peut-être) paraît plus recherché qu'autre chose?

En effet, dans une société constamment changeante, les institutions de culture doivent savoir s'adapter - au public, aux publics, aux attentes, aux niveaux, aux goûts.

Pourtant, le public se forme, les publics se fidélisent, les goûts s'éduquent par la force du regard. Finalement, n'est-ce pas, on a le public qu'on attend et qu'on appelle: bref, on a le public que l'on se forme.

Néanmoins, les choses n'ont pas toujours été ainsi, sans pour autant être meilleures : les missions de valorisation du patrimoine national pour le Louvre post-révolutionnaire, ouvert, quelques jours par semaine, au grand public, en 1793, et aussi la visée prioritairement éducative des premiers musées anglais au 17eme siècle, sont devenues des composantes fondamentales de tout musée.

Il s'agit donc, de conserver, de protéger et répertorier l'ensemble d'œuvres qui composent le patrimoine, d'en tirer le plus de connaissances par la recherche, d'enrichir les collections (dans une quête de rassemblement du plus possible, d'un maximum de savoir, d'exhaustivité) et, non en dernier lieu, de diffuser le contenu des collections en les montrant au public au travers des expositions.

Si, au début, il était surtout question de cultiver et éduquer par l'art (certes, les idéologies littéraires artistiques, depuis toujours, prônent une visée supérieure de l'art, censée élever l'homme/l'être humain/l'âme/l'individu), aujourd'hui on assiste plutôt à un souci de démocratisation, de popularisation parfois extrêmes de la culture. Plus qu'autre chose, aujourd'hui il faut sensibiliser le public, le séduire, l'accueillir dans un espace confortable, stable, accessible: en un mot, consommable.

Or, c'est ici que la médiation intervient, dès la conception même de la mise en place des expositions - temporaires ou permanentes - comme moyens premiers de diffusion de l'art.

Car le questionnement qui se pose est multiple et regarde surtout la manière dont on donne à voir, qui se relève des missions que les musées se proposent d'atteindre: sensibiliser la public, soit, mais jusqu'où prendra-t-on compte sa limite du confort? Séduire, mais pourquoi pas aussi faire comprendre, créer une réelle ouverture d'esprit?

Depuis le début du 20eme siècle plus particulièrement, l'espace muséal se veut plus accessible: c'est la période où l'art s'engage, l'art vise plus large et plus haut et c'est aussi la période où la scénographie d'exposition prend de l'essor. Les salles des musées deviennent plus que des lieux tapissés intégralement de tableaux dans une peur atroce du vide. L'espace s'aère, l'œuvre est mise en valeur et, pour la première fois, le visiteur est regardé comme élément intégrant de l'exposition, car, en effet, sans lui, le discours qu'est l'exposition, n'aurait pas existé.

Ainsi, de spectateur d'un patrimoine national fait initialement pour le bonheur du clergé et des cours royales, le visiteur du musée devient un interlocuteur. Et, en effet, toute règle de communication statue l'adaptation du discours à l'interlocuteur. Oui, mais aussi au lieu et au sujet de communication.

Or, actuellement, on ne peut pas s'empêcher de se demander si, à force de vouloir se rendre accessibles au grand public , à tout public, les musées n'ont pas perdu quelque chose de leur portée purement culturelle (de cultiver réellement, de former le goût, de tourner vers l'art), à la faveur d'une portée plus "marketing". J'oserais dire que, en France, un principe comme celui de la réussite pour tous ou de l'accessibilité pour tous n'a pas pourtant arrêté la baisse du niveau ni au bac, ni en université.

Et c'est vrai: à part les quelques musées célèbres ( fréquentés surtout de touristes étrangers ou étudiants en art) dans le monde entier, les autres restent plutôt vides.

Toujours est-il qu'une politique de communication, de public (parfois présentée comme une conquête militaire...), mais aussi une politique de formation à l'art et à la culture se met en place de plus en plus dès le niveau scolaire.

Mais la question reste: l'adaptation au(x) public(s), jusqu'où?...et la mission n'est pas encore accomplie.

***note: "abordez le sujet de façon plus concrète en vous appuyant sur des exemples concrets. vous êtes très difficile à lire. aérez votre présentation!" ...hmmmm..pffff.

26 janvier 2008

c'est peut-être que...





a fost o zi..cel putin ciudata, nici nu mai stiu daca asa sunt sau asa devin..poate nici nu trebuie sa inteleg.

dar care mi-a zambit - cu soare, pe iarba, cu pupilele dilatate, cred, cu multa lumina...am fost toata numai un zambet, un ras tamp si continuu, energie si...cu nevoie de aer. si l-am avut - sa respir, sa rad, sa ascult, sa simt ceea ce emana - calm, bine, liniste, putina nesiguranta, putina nebunie, putin pe alta lume, cele cinci guri de ceai, r, allez on se barre, on va ailleurs - calm, bine.
chaque chose en son temps.

mi-a placut

"c'est peut-être parce que je suis là, aussi?"
hmmm

23 janvier 2008

/// ||| \\\

pfff..ce ma enervez, tocmai cand scriam si eu o chestie ieri, s'a blocat calculatoru'..eh uite, chestia asta nu se intampla niciodata in jurnalele adevarate, alea de hartie, pe care scrii cu pixul sau cu creionul, sau cu nshpe mii de carioci sau hai, treaca de la mine, adunatura de pretentiosi, cu stiloul.

oricum nu are rost sa ma chinui sa imi amintesc fraze si citate din mine insami din textul de ieri - nu mai am aceeasi stare, desi ideile cam tot pe'acolo au ramas...o sa tin minte ca le-am scris o data si asa o sa le tin minte si pe ele...semn el unui semn al unui semn.

da da am chef sa scriu. adica da da da, am idei
si tommy vrea sa facem ceva misto din textele mele; le-a ascultat pe alea de anu trecut si i-au placut mult...hmmm

drept care ascult doors.

si mi-a dat prin gand azi cand eram la musée maillol ( une e o suuuuuper expozitie allemagne les années noires, cu litografii, picturi si gravuri de otto dix, max beckmann si georg grosz...eeeh, bucurie mare, pe asta nu am ratat-o)..deci da eram acolo si chiar aveam chef sa ii iau o carte cu niste fotografii geniale cu bob dylan facute de un anume mare fotograf jerry sch**** ca nu mai stiu cum ii zice...:p
asa, de amintire ca a avut grija de mine cand am ramas pe-afara o zi jumate, tremuranda si , well, tremuranda si..aaa, da, patata ca o vaca baltata:) si m-a dus la film si am vazut i'm not there, despre dylan si mi-a placut, m-a lasat ametita...

tommy e unul din amenii carora le doresc sa fie fericti, autentic fericiti. cred ca merita.

toate astea, fiindca nu am chef sa povestesc ce zi de cacat am avut, lucru care de altfel imi pare atat de indepartat acum, parca nu maine tree sa predau tampenia aia de dosar care se tot lalalalalalaie dar fie...la naiba, chiar sunt in sesiune si sunt calma, creierul meu e vid si am apucaturi de scolar huligan...si mi-e un soooooomn, de parca orele nedormite ale omenirii ar fi intrat in contul meu.

Cancel my subscription to the Resurrection
Send my credentials to the House of Detention
I got some friends inside

...si imi mai aprind o tigara, asa de draci pe mine si pe lumea intreaga si pe sictirul care m-a apucat de ceva vreme...sictir...hmm..indiferenta...

the scream of the butterfly

uof, de-as putea crede ce spun, de-as crede macar eu cu adevarat ca totul o sa fie bine, daca-as sti sigur ca binele ala in care cred exista si pentru mine, si m-as simti bine cu starea asta tampa si amortita si letargica si pe atat de tensionata..nous rechargerons nos energies plus tard..hmm, daca le mai incarc, or sa explodeze, si mie mi-e somn, mi-e atat de somn.
nici nu stiu cand as vrea sa ma trezesc sau unde.
uneori mi-ar placea ca geneza sa fie inlocuita cu un vis..gen si dumnezeu a visat ca se facea lumina, si se facu lumina..ca intainte de orice sa fi fost imaginea, nu cuvantul...si eu sa visez, sa cosmar, sa orice si cand ma trezesc, sa fie. sa fie pur si simplu. ca doar, nu? la inceput a fost ideea...put forth the proposition that you can petition the Lord with prayer...you cannot petition the Lord with prayer!!!

Before you slip into unconsciousness...
break on through
to the other side

12 janvier 2008

tu vei fi text si culoare.

am sa iau o pauza. am sa ma las, ca de un viciu.violence is a way to show affection. e posibil sa nu iti placa, sa vrei altceva, dar este un adevar. si este adevarul meu.
incet incet, iti vei gasi si tu locul printre fragmentele de amintiri ale personajelor mele, vei vedea.
asta imi place cand scriu, tot ce nu-mi merge, toate scenariile cu "eu zic a, el zice a+1" eu zic asta, el raspunde asta" devin posibile. mai mult, functionale. pudrate cu zahar pudra de fatete sparte.
cand scriu, tot ce nu are sens si ma ineaca in mintea mea, capata un sens, se face poveste, se face lipici pentru bucatelele de zambete si priviri, gesturi si crispari care imi raman lipite pe retina.
si devine o lume care ramane acolo. un traseu care ar fi putut fi, asa innorat pseudo depresiv, dar o carare unde totul capata sens, deznodamant.si se opreste acolo.devine o imagine ca un tablou in rama. il pot analiza, ce e acolo e pentru ca trebuie sa fie acolo..si atat. se atarna de perete, oriunde, dar nu in mine. nu atarna de mine. iese. si asa, din nou, se poate face din nou soare. in mine. shine? da, eu.

i will be loved. i will. when i'll expect it the least.

6 janvier 2008

2008. asa, si?

da bah, a venit anu nou - daaaa maaah, a fost frumos. pe bune.
a trecut anu nou
acum e doar un an
am avut cata ranjetu cretin pe fata cateva zile - cica mi-era bine - zau.cica si acuma mi-e, da' nu se vede.
acuma ..in pofida oricaror previziuni astrologice geniale - ma panichez ca de obicei. - da, mah, scoala, doasare, dezorganizare alea alea...stiti doar, ce mama naibii ;)

normal, daca io nu fac ce am de facut, nu face nimeni in locul meu

si ah nu raspunde defel - ca dovada ca un an nou cu 8 in coada nu aduce si obiceiuri noi sau atitudini noi sau orice altceva nou. sau un ah nou.

oricum, cifra 8 nu m-a inspirat niciodata cu mare lucru. poate doar mucenici cu scortisoara...lul zice covrigi, da' n'are a face... notele onorabile nu mi-au placut ...
deeeci....zbang... 8 sux.
in orice caz, azi.

si gata

[work in porgress evident, doar nu credeati ca asta e postu' bun, nuuu? asta e asa, de teaser, sa nu ziceti - voi cele 17 personalitati ale mele plus cativa initiati - ca oi fi dat bir cu fugitii virtuali sau alte alea...]

whatever.

joleeeneee, joleeeeneee, joleeeeeneee, joooooleeeeeeneee
[ prieteniii stiu de ce]

23 novembre 2007

***

ça m'arrive toujours d'être comme ça, quand je viens de finir un livre, qu'il m'ait plu ou pas, et de vouloir en commencer un autre.
ça me rappelle ..bah, "les bons vieux jours" où on disait que je lisais beaucoup et que j'arriverais loin.
on disait que j'écrivais bien, et aussi dessinais pas mal.

ça me motive en quelque sorte de me dire, voila, dorénavant, ce sera mieux, beaucoup mieux, ils étaient pas tout cons, ils savaient ce qu'ils disaient.
s'ils voyaient tout ça en moi, c'est qu'il y avait queleque chose à voir.
peut etre y a-t-il encore quelque chose.
mais ça s'étouffe.
je l'éttoufe
je perds le rythme, je n'ai plus envie de rien.
plus je vois mes limites, plus je deviens aveugle - par choix.on n'est jamais coupables de ce que l'on ne sait pas. ou voit pas.

je deviens blasée. et je me demande combien cela durera-t-elle, cette chance que j'ai toujours eue, cette étincelle qui me faisait vouloir faire des choses, et plus encore, me faisait les faire?
mes souvenirs s'effacent, et je ne cerne plus tres clairement comment les choses se sont passées réellement - y ai-je été pour quelque chose? ai-je seulement profité de quelques circonstances? ce n'est nullement de la surprise feignée, c'est plutôt une sorte de déroute.

..maintenant que j'ai ce que je voulais, maintenat qu'on m'a ouvert ce bel avenir que je désirais, pourquoi ne suis-je pas heureuse?
et surtout, pourquoi perds-je le temps? pourquoi cette létargie?

dois-je réellement tout ce que je suis et tout ce que j'ai fait et obtenu aux exhortations et encouragements des autres? y ai-je été pour quelque chose?

je me sens plus limitée dans ma tête, plus bête que jamais.
pourquoi?
parce que je n'ai pas la reconnaissance des autres, de ces nouveaux autres?merde alors.
je dépends réellement de tout ca?
et moi qui disais toujours que je le fais tout pour moi, pour être heureuse, parce que ça me plait, parce que ça vient comme ça, tout simplement

maintenant, plus que jamais, je sens que je ne sais rien et que tout dépend de moi.
et, par peur, par confort, je le remets toujours au lendemain.
en fait, tout ne fait que de commencer et le temps et venu, je pense, que je me lève à la hauteur de mes phrases - "ben ouais, j'aime bien quand les choses sont compliquées, quand la route est difficile à trouver". voyons, allez, trouve-toi ta route, aussi pédant et creux que ça sonne. et cette fois ci, seule. parce que ça ne pourra pas durer à jamais, parce que en effet, à partir de maintant, tout dépend de toi.

je suis dans un point mort.
faut que j'en sorte.

20 novembre 2007

référendum

un jour, je ferai ce que je n'ai jamais fait : je ne dirai rien, je ne ferai rien, et ce sera aux autres de me dire des choses, de me vouloir autour d'eux, de me chercher et de vouloir en savoir plus.

je ne serai plus tellement ouverte et le plateau d'argent sera depuis longtemps aux poubelles

il n'y aura que la cicatrice de l'ouverture. l'ouvre qui pourra.


apparement, je suis rancunière. je n'oublie pas.

et c'est fatiguant d'attendre.

et si c'est moi que j'attends depuis tout ce temps, faut savoir que je suis toujours en retard tout en étant toujours là.

je serai toujours là.
pas seule, si possible
avec un nuage de lait,
oui, à emporter.

qui vote pour?
qui vote contre?
qui s'abstient?
qui ne prend pas part au vote?

19 novembre 2007

couldn't be much more from the heart.

never opened myself this way...

ouverte, comme une plaie, comme une orange pressée, comme une lettre à peine lue, comme un mail quand je suis bourrée, comme une bouche qui rit.


..and I know
yeah, yeah

12 novembre 2007

ceci n'est pas un journal...

....tout comme je n'ai pas sommeil et que je ne suis pas fatiguée.
*
on est seuls; la seule solution est de s'y faire.
*


*

...and the day has just begun.

4 novembre 2007

morning dew.

cinq heures du matin. je ne dors toujours pas. tant mieux. je me rappelle ne pas avoir bien dormi ces dernières nuits, donc tant mieux.

le lever du soleil m'appartient.

en plus, comme ça j'ai pu en parler. ça ma soulagée un peu. m'a fait voir les choses sous un autre jour. peut-être que ce n'est pas ce que ce croyais, ce que je voulais, ce que je croyais vouloir, ni ce que je voulais croire.
je commence à avoir des doutes. c'est bizarre, mais c'est bien. dubito, ergo cogito. donc il me reste encore un brin de raison. ça rassure.

cinq heures du matin. je suis immobile et le monde autour de moi bouge en fast-forward. je suis en décalage. je suis le décalage. j'ai du mal à tout suivre. j'ai du mal à suivre tout court. je ne peux plus suivre. je ne suis plus.

cinq heures du matin. la boîte à musique s'est cassée.

cinq heures du matin. ma mémoire vive, ma mémoire, qui était vivante, est en décalage avec le décalage des autres.

cinq heures du matin.mes souvenirs sont flous et ne me servent plus d'appui. j'ai beau les invoquer; ça ne colle plus.

cinq heures du matin. je suis immobile et le temps passe.je suis immobile et mon tout-est-possible s'écoule entre mes doigts et j'y peux rien. je suis immobile et je me regarde, impuissante. je suis immobile et je ne trouve pas ma place. je suis immobile et têtue. je suis immobile et je frappe aux mauvaises portes. je suis immobile et je me noie. je suis immobile et je ne dors pas. je suis immobile et j'ai peur. je suis immobile et je me vois en séquences. je suis immobile et je ne me souviens plus ce qu'hier a été pour moi. je suis immobile et je me laisse faire. je suis immobile et les objets s'allongent et se prolongent, ruissellent le long de mes tempes. je suis immobile et la peur de souffrir une fois de plus de par ma propre faute me paralyse. je suis immobile et j'ai loupé le début de l'histoire. j'ai été là sans y être. j'étais où? j'ai fait quoi? j'y comprends plus rien.

now there is no more morning dew.




...je pense qu'il faudra tout recommencer.


cinq heures cinquante-trois.
fill this emptyness with light.
cinq heures cinquante-cinq.
in the silence of your deed

six heures du matin.
silence.

3 novembre 2007

come in here dear boy, have a cigar ----------------

--------you're gonna go far,
fly high,
You're never gonna die,
you're gonna make it if you try;
they're gonna love you.

j'en ai marre. de tout. de moi même -- attendant une réponse, quelle qu'elle soit, à mes repliques de merde. non, mais sérieux, je suis conne. il apparaît, il me fait l'honneur de me parler, et moi je tombe à genoux ( pour pas voir qu'il tremblent comme des feuilles) et je me considère bénie. have some fucking self-esteem. "apologue ...." my ass. rien de ce qu'il dit ne t'est adressé. combien peux-tu être egocentrée, pour croire que ton image a quelque chose de moins flou, pour lui, que le reste des passants sur un quai de rer? fin, j'exagère, mais quand même, tu vois ce que je veux dire. tu le vois, tu le vois bien.
vive la vie vir-tu-elle (???!!!), on ne peut rien voir, rien sentir au delà des écrans. msn, c'est comme la crème solaire UVA-UVB - ça te protège contre les brûlures. et quand ça crame, ça crame. ça rigole pas.

And did we tell you the name of the game, boy?
we call it riding the
Gravy train.

"gnék?
?
gné?
c'que t'as dit une ligne plus haut...
huh?"

It's a hell of a start, it could be made into a monster if we all pull together

As a team.

rejoyce, rejoyce. we have no choice

.
..I can still hear you saying
You would never break the chain.





ça commence bien. ça commence avec la fin. la fin de 99F. bienvenue dans un monde meilleur. l'homme est une erreur dans le vide intersidéral. pour arrêter de vivre, il faut arrêter de mourir.

cela dit, toujours pas de réponse. pas grave, il doit être occupé. il doit y avoir une jolie inconnue dont les talons de 10 cm se son cassés à sauver. c'est dur d'être un héros chaque jour. c'est dur de se regarder chaque jour dans le miroir et se rendre compte qu'on est tombé amoureux 30 fois que ce matin mais qu'on ne s'aime pas. ---
Note du jour : relire choke, de palahniuk. "Just keep asking yourself: 'What would Jesus NOT do?' "

je me suis impregnée de beigbeder et de palahniuk ces dernieres heures. donc je suis méchante, sarcastique et glauque. bad to the bone. donc qu'on me pardonne ce petit pousé.

What I want is to be needed. What I need is to be indispensable to somebody. Who I need is somebody that will eat up all my free time, my ego, my attention. Somebody addicted to me. A mutual addiction. - palahniuk, c'est moi.

je suis en pleine bataille avec moi même pour pas lui écrire un troisième mail auquel je pensais hier soir avant de m'endormir mais dont je ne me souviens plus. c'était quoi déjà?
aaah oui:
extrait des oeuvres complètes des historiques msn à deux variantes de réponse - soit tu t'es noyé sous la douche, étouffé avec la bouffe, soit mon dernier mail t'as mis tellement mal à l'aise que tu fais semblant qu'il n'existe plus dans ton inbox./soit je t'ai fait peur avec mon dernier mail. ils avaient raison, la sincérité, c'est dur à supporter. je m'inquiète pour toi. t'inquiètes.


laisse tomber. disparais. moi je vais bien. aujourd'hui je ferai le ménage, un tiramisu aux fraises, je changerai mes draps et demain ginny et andrei viendront et on fera les expos, la tournée des bars, on se bourrera la gueule à l'absinth tchèque, on boira du thé à la canelle, on jouera à la canasta jusqu'au petit matin. ...si tu savais.

...sinon, toi, ca va?
écoute:



2 novembre 2007

fuck, c'est les vacances

pour continuer la douche écossaise qu'est ce putain de blog, voilà donc le jet froid d'eau de la soupe originelle qui me trempa jusqu'aux os aujourd'hui.

ce ne sera pas possible. je commence à regretter le mail que je lui ai envoyé avant-hier soir, de même que le putain de texto à deux balles à deux heures du mat' quand il était probablement bourré mort, vu la tête qu'il avait ce matin, donc n'en avait rien a cirer( même pas les pompes).
je commence à me demander si, dernièrement, il y a eu moins Un truc que j'aie bien dit, Un truc auquel je crusse, Un truc qui ne sonnât pas creux au moment de sortir de ma bouche, Un truc qui soit tant soit peu cohérent avec ce que je crois que je suis.
je commence à croire que non.
je commence à me demander s'il n'est peut-être pas le moment de prendre attitude. envers moi-même. installer un pop-up blocker sur mon cerveau.
[smoke a cig, take a break, breathe in, breathe out.count up to 10. again. again. start-turn off-restart]




que je me l'avoue? que je l'assume? pour quoi faire? qu'est-ce que cela changerait?en quoi cela m'aiderait-il?
[forget. fresh start.
format.
are you sure you want to continue? press 1.
you're not sure? press 2.
you don't know? did not understand your answer. server busy.
try again later.]

depuis des semaines on devrait parler. il était même question d'un faut-qu'on-parle-en-privé.
je me demande si ça sert à quelque chose.
parler de quoi? de ce que j'ai déjà compris et qui a fait écrouler le peu de confiance que j'avais en moi même? de ce que j'ai déjà compris et qui ne me convient en rien, qui me laisse comme d'habitude à côté de la plaque, hébetée, confuse et sans droit de replique?
l'avouer, ce serait renoncer.
l'accepter, ce serait tout refouler, me comporter comme si de rien n'était, devenir en quelque sorte indifférente. car c'est comme ça avec moi - il n'y a pas de gris, mais que du noir ou du blanc. je te donne tout. si tu n'en veux pas, t'auras absolument rien. et mes regrets subliminaux.

donc fucking shit, c'est les vacances et tu es surbooké [ je la sentais venir cette réponse - ça me fait super plaisir, mais ces vacances je suis blindé jusqu'aux yeux etc etc etc. ok, pas grave, ciao, ai-je dit et j'ai racroché de suite, pour pas avoir la voix qui tremble] donc tant pis.

je deviens de plus en plus susceptible, je serai de plus en plus sur la défensive, atentie se inchid usile, ma coquille m'attend, il y a un flaque de mer salée au milieu, la brise le sable et les vagues, des bouquins dans lesquels me court-circuiter, des clopes pour intoxiquer mes idées idiotes et de la V.P.C/du vin/de l'absinth/du bailey's pour noyer toute image de toi qui tenterait malgré tout de s'insinuer dans ma tête. qund tout sera fini et que j'en sortirai, je serai amortie, insensible, facilement amusable, présentable, j'aurai des idées médiocres, je serai indifférente et beaucoup moins violente. l'amie parfaite, quoi. et peut-être aurai-je arrêté de t'..... .

respire, respire, respire.

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